Avoir conscience de l’importance de la donnée pour votre entreprise, c’est bien. Fédérer vos équipes autour de cette dernière, c’est mieux. Si une organisation n’a pas compris comment exploiter la donnée, elle peut rapidement perdre en compétitivité et performance. Il est alors indispensable de mettre en place une culture “data driven” auprès de vos équipes, afin de les fédérer autour d’un but commun : atteindre l’excellence opérationnelle grâce à la data. Mais, concrètement, pourquoi s’orienter vers une culture de la donnée ? Comment la mettre en place ? Comment accompagner les collaborateurs dans cette démarche ?

Culture de la donnée : vers plus d’innovation, d’agilité et de flexibilité

mettre en place culture data drivenLa donnée est une véritable mine d’or pour les entreprises. Jusqu’à il y a peu, elle était principalement collectée et stockée via des fichiers Excel ou dans des bases de données peu accessibles. Cela ne permettait pas d’exploiter toutes les data à disposition, avec donc des chances de passer à côté de connaissances ou d’opportunités importantes. La DSI a donc pris à bras le corps cette nouvelle problématique grâce au déploiement de solutions permettant une meilleure exploitation des données. Cependant, ces développements souvent complexes ne sont accessibles qu’aux profils “data”, ne permettant pas aux métiers de les exploiter comme ils le souhaitent.

Les métiers ont aujourd’hui de plus en plus de compétences et d’exigences. Ils attendent des services IT plus de moyens pour mener à bien leurs tâches. Si ces derniers ne peuvent y répondre favorablement, les métiers rechercheront eux-mêmes les solutions dont ils ont besoin. Or, les DSI ne peuvent pas toujours donner suite à toutes les sollicitations : ils doivent prioriser ou leur proposent des délais parfois très longs. Il est donc nécessaire de mettre en place une structure plus agile, plus flexible et qui répond aux besoins terrain. On parle alors de design thinking : organisation sous forme d’atelier ou de session, avec une grande proximité entre l’IT et le reste de l’entreprise. Cette démarche favorise l’innovation et l’intelligence collective, deux concepts dont l’entreprise ne peut aujourd’hui plus se passer.

Décloisonner les métiers pour être plus performants

culture dataL’IT et les métiers doivent donc collaborer davantage et différemment pour exploiter au mieux la donnée. Seuls ces derniers sont en mesure de dire si une data est correcte et utile ou non. Il est donc nécessaire qu’ils y aient accès. Mais ce n’est pas tout, mettre en place une culture data driven implique le décloisonnement des différentes fonctions de l’entreprise. Elles doivent être capables de communiquer entre elles, de partager leurs données.

Pour que cela soit possible et pour garantir la sécurisation des données, il faut mettre en place des processus et des méthodes de travail claires et partagées par tous les collaborateurs. Le mieux est alors de constituer des équipes projets avec des référents métiers et informatique qui expriment leurs besoins et leurs problématiques et mettent en place les outils adaptés.

cosucra management visuelL’exemple de l’entreprise Cosucra, PME agro-industrielle Belge : “Nous avons placé les écrans à des endroits stratégiques où les différents métiers peuvent échanger alors qu’ils n’en ont pas forcément l’occasion, par exemple, dans le hall d’accueil. Grâce aux différents indicateurs affichés et aux informations communiquées, les fonctions administratives peuvent suivre des informations plus axées usine et les opérateurs peuvent suivre la production en temps réel. Non seulement leur travail est davantage valorisé, mais cela leur permet également d’être plus réactifs”, Hélène Lenfant, responsable communication interne.

Mettre en place une conduite du changement

Ces enjeux demandent de la part des entreprises des investissements importants : s’entourer de profils orientés “data”, modéliser les processus de l’organisation, disposer de solutions digitales agiles et évolutives pour collecter, stocker, exploiter et diffuser la donnée… Il faut donc que le top management soit autant (voire plus) impliqué que les collaborateurs. Sans impulsion venant de la direction, les équipes ne prendront pas la peine de faire les efforts nécessaires pour utiliser la donnée à leur disposition.

De plus, il est important d’accompagner les salariés dans cette démarche. En effet, il ne faut pas qu’ils utilisent la donnée sans comprendre le but. Il faut les sensibiliser, leur expliquer l’importance de disposer de data de qualité, leur montrer comment l’exploiter correctement et l’utiliser pour  communiquer grâce à des exemples concrets, tout en donnant du sens à leurs missions. La formation est alors très importante, ainsi que la communication autour de cette donnée lors de briefs ou de réunions par exemple. Les écrans de management visuel sont alors des supports idéaux pour favoriser la mise en place de la culture data driven et prôner la transparence au sein d’une entreprise.

cosucra management visuelPour Cosucra, le démarrage n’a pas forcément été évident : “Au début, les collaborateurs étaient plutôt sceptiques quant à l’utilité de la communication interne en générale. Partant de zéro, nous avons pu mettre en place plusieurs choses, dont les écrans de management visuel, qui font qu’aujourd’hui, ils auraient du mal à faire sans. Pour cela, nous avons fait des formations pour appréhender l’usage du digital, nous les avons réellement accompagnés pour faciliter l’appropriation des différents outils à leur disposition. La communication aujourd’hui est plus transparente, les opérateurs peuvent suivre l’activité de l’entreprise, gagnent en autonomie grâce aux codes couleurs utilisés (s’il y a des retards, ils vont tout faire pour les combler…) et les interactions entre les différents métiers sont favorisées.” Hélène Lenfant, responsable communication interne.

Vous l’aurez compris, pour qu’une culture data driven porte ses fruits, il est nécessaire de parcourir les données, d’expérimenter, voire échouer, de travailler avec des collaborateurs sensibles à ces problématiques et disposer des outils technologiques nécessaires à cette transition. Vous souhaitez en savoir plus ? N’hésitez pas à nous contacter.

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